Aux Sept-Îles et en Islande

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Aux Sept-Îles et en Islande

Embarquement immédiat….
Petit matin de juillet à Perros-Guirec…Temps de curé, quelques baigneurs matinaux sur la plage et déjà de l’affluence à la gare maritime pour partir en « croisière » aux Sept Iles.Le bateau est bien nommé… « Le Macareux moine » mais les « embarquants » sont loin d’être des naturalistes. Les fantasmes sur la mer et l’archipel donne déjà la nausée aux plus fragiles…
Au trois coup de sirène la vedette cingle direction Rouzic, l’île des fous de Bassan…des fous de quoi ?…Les interrogations sont grandes sur le pont. Heureusement un animateur prend le micro pour répondre aux questions qui fusent déjà. Pourquoi leur nom…D’ou viennent ils…combien de temps vivent ils…Sont ils nuisibles !!!…
À quelques encablures de là, la colonie jouie d’une vue imprenable sur une vedette dont les occupants ne sont pas très à l’aise avec cette nature sauvage.
Fiers et presque dédaigneux, des couples protègent leurs jeunes sur les vires et les nids. Au-dessus d’eux, c’est un véritable meeting aérien. Certains fous rentrent au nid à tire-d’aile, le bec plein d’algues.
La vedette fait ensuite le tour de l’île. Quelques alcidés sont à l’eau. La silhouette est lointaine mais c’est bien mes premiers macareux breton. Je suis bien loin de mes terres islandaises ou les macareux sont à l’eau par milliers…Les marées noires et la connerie des hommes sont passés par là.

Il y a quinze jour j’étais à Latrabjarg, la plus grande falaise à oiseau de mer de l’Atlantique Nord, à l’extrême Ouest de l’Islande. Macareux, guillemots, pingouins, mouettes et fulmars, plusieurs millions d’oiseaux occupaient ce véritable gratte-ciel à oiseaux. Quelques jours après sur les rivages de Faltey dans le Breidafjordur, des centaines de macareux étaient en pêche entre les îlots. L’océan donnait la vie au peuple des migrateurs. Puis ensuite aux îles Vestman, au pied de la plus grande colonie mondiale de l’espèce, j’imaginait les falaises des rivages bretons et normands il y a plus d’un siècle. Voir ces oiseaux nicher sur les falaises d’Etretat devait être un spectacle unique… Maintenant, la survie de l’espèce repose sur les épaules des naturalistes de la réserve et l’espoir que de nouvelles catastrophes ne viendront pas réduire à néant la dernière colonie de cet oiseau qui est bien plus qu’un emblème.


Matériel utilisé :
Appareils photo Canon 5 D Mark II et 1 DS Mark III
Objectifs Canon série L 300 mm 2.8 IS, 16-35 mm II USM, 100 mm IS macro
Pied photo Gitzo carbon série 2 et 3 avec tete fluide Gitzo et tête photo Manfroto